
Depuis qu’il a découvert qu’il pouvait jumper n’importe où sur terre, le monde n’a plus de limites pour David Rice. Grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l’arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste.
Libre comme personne, David vit dans l’insouciance la plus totale, jusqu’à ce qu’il rencontre Griffin, un autre jeune homme qui possède comme lui le pouvoir de jumper. Ce dernier lui révèle qu’ils font partie d’une longue lignée de Jumpers traqués et éliminés sans pitié par une organisation secrète : les Paladins.
Repéré par le chef de ces redoutables guerriers, David va se retrouver au centre d’une guerre sans pitié qui dure depuis des siècles et va le conduire aux quatre coins du globe...
Simon Kinberg, coscénariste et producteur, explique : « JUMPER est l’histoire d’un jeune homme, héros malgré lui, qui va apprendre à utiliser ses pouvoirs extraordinaires pour aider les autres. Avec Doug Liman, le réalisateur du film, et Lucas Foster, producteur lui aussi, cela fait des années que nous développons l’aventure épique de ce garçon qui s’efforce de vivre normalement malgré toutes les tentations que peut faire naître en lui sa faculté de « jumper », c'est-à-dire de se téléporter n’importe où en un instant. »
Ces dernières années, Doug Liman a fait preuve de son talent pour la réalisation de films d’action musclés portés par des personnages forts, tels MR. & MRS. SMITH, avec Brad Pitt et Angelina Jolie, et LA MEMOIRE DANS LA PEAU, avec Matt Damon.
Le potentiel de JUMPER était pour lui une occasion unique de mettre son style hypermoderne au service d’une histoire complexe et passionnante. Le réalisateur déclare : « Beaucoup d’histoires de super héros ont été écrites il y a un siècle. J’ai tout de suite aimé celle de JUMPER parce qu’elle était très moderne et rafraîchissante. Ce film s’est révélé en fin de compte le plus grand défi créatif de ma carrière. »
L’histoire de JUMPER est adaptée de celles de deux romans de science-fiction de Steven Gould, « Jumper » et « Reflex », qui racontent l’histoire de David Rice, un jeune homme qui utilise son pouvoir de téléportation pour se construire une nouvelle vie de rêve, loin des difficultés de son enfance. Plébiscités par les lecteurs et la critique, les livres de Steven Gould possèdent de très nombreux fans à travers le monde. Après avoir lu les deux romans, les producteurs exécutifs Vince Gerardis et Ralph M. Vicinanza étaient persuadés qu’en plus de ravir les lecteurs, les livres avaient de quoi faire un excellent film d’aventures.
La première étape de l’adaptation au cinéma a débuté avec l’arrivée de David S. Goyer, scénariste bien connu pour son travail sur des films de super héros comme BATMAN BEGINS et la franchise BLADE. David S. Goyer a fait plus qu’adapter les romans, en élargissant leur horizon avec l’ajout d’un nouveau personnage, Griffin, un autre mystérieux Jumper qui fuit une terrible menace depuis son enfance. En montrant la lutte constante des personnages contre les tentations que fait naître leur pouvoir de téléportation, David S. Goyer a renversé les conventions du film de super héros et développé une histoire riche de suspense où le personnage principal doit apprendre qu’une liberté totale a de lourdes conséquences.
Doug Liman commente : « Ce que j’ai adoré dans l’adaptation de David S. Goyer, c’est qu’au lieu d’employer ses pouvoirs pour faire le bien, le héros les utilise pour voyager et voler une banque ! J’ai beaucoup aimé cette honnêteté et ce réalisme.
C’était un type de personnage que je n’avais pas encore eu l’occasion d’explorer en tant que réalisateur. Je trouvais cela très intéressant : sur le plan créatif et narratif, cela ouvrait des possibilités complètement nouvelles. Après avoir fait deux films d’action, j’avais très envie de travailler sur cette histoire parce que ses personnages étaient profondément humains et très complexes. »
Le producteur Lucas Foster note : « L’approche de David S. Goyer m’a aussi beaucoup attiré, en particulier sa façon de souligner l’humanité qui bouillonne sous les pouvoirs de ce jeune super héros. La téléportation lui donne la possibilité d’échapper à une vie malheureuse, mais elle le projette aussi dans un monde où il va devoir apprendre seul à devenir un adulte, et être assez courageux pour surmonter tous les problèmes qu’il va rencontrer. Devoir grandir et affronter ses démons est une chose qui parle à tout le monde. Même si la téléportation n’existe pas, cette histoire repose sur des éléments tout à fait universels. »
Apartir de ce que Steven Gould, David S. Goyer et Jim Uhls, un autre scénariste, avaient écrit, Simon Kinberg et Lucas Foster ont développé la très longue histoire des Jumpers, dont le pouvoir de courber l’espace et le temps grâce à leur esprit est un héritage familial, une anomalie génétique qui se transmet depuis des milliers d’années. Les deux producteurs ont tout d’abord réuni toutes les croyances sur la téléportation, depuis les plus mystiques jusqu’aux théories les plus modernes de la physique. Simon Kinberg explique : « Nous avons discuté avec beaucoup de physiciens pour comprendre comment la téléportation pourrait fonctionner, et nous avons utilisé tout ce qu’on nous a expliqué pour donner plus de réalité à notre histoire.
Nous avons aussi fait beaucoup de recherches sur la téléportation dans les mythologies parce que c’est un pouvoir dont on peut trouver la trace dans toutes les cultures depuis des milliers d’années. On raconte par exemple que les Soufis et les mystiques hindous pratiquaient la téléportation il y a de cela plusieurs siècles. J’aime beaucoup l’idée de pouvoir se retrouver en un clin d’oeil au sommet d’une montagne que personne n’a jamais escaladée, ou de pouvoir faire au quotidien des choses plus banales comme ne pas avoir à faire la queue pour faire valider son passeport ! C’est un pouvoir qui fait rêver parce qu’il permet de réaliser les voeux les plus fous, mais il peut aussi faire naître des tentations énormes. Au lieu de faire des trucs sympas comme prendre son petit déjeuner sur la tête du Sphinx en Egypte puis aller surfer en Australie en un claquement de doigts, une personne mal intentionnée pourrait par exemple utiliser ce pouvoir pour voler une bombe nucléaire et la lâcher sur la Maison Blanche. Quand on y réfléchit, la téléportation est une chose merveilleuse, mais cela peut aussi être une menace colossale. Une personne qui réussirait à maîtriser ce pouvoir ou à manipuler un Jumper n’aurait plus aucune limite, elle pourrait aller n’importe où et faire tout ce qui lui plaît. »
Cette sombre réalité a donné naissance aux Paladins, une organisation secrète et élitiste qui essaie depuis des milliers d’années d’empêcher les Jumpers d’utiliser leurs pouvoirs à mauvais escient. Qu’ils fassent le mal ou le bien, tous les Jumpers arrivant à l’âge adulte deviennent la cible des Paladins, qui font tout pour les éliminer.
Afin de servir de base aux mécanismes internes complexes de l’histoire, Simon Kinberg et Lucas Foster ont établi deux règles fondamentales :
Les « Jump Scars », ou « Cicatrices de Saut », font aussi partie du processus de téléportation. Ce sont de petites distorsions ou déchirures du continuum spatio-temporel qui peuvent être utilisées par un Jumper pour suivre la trace d’un autre.
Il y a aussi les « longes », des armes électroniques utilisées par les Paladins pour traquer les Jumpers, les empêcher de se téléporter et les éliminer. Ces armes sont le pire cauchemar de tous les Jumpers. Simon Kinberg observe : « Malgré le côté fantastique du jump et des éléments qui gravitent autour, il était important pour nous que cette histoire ait l’air de se dérouler dans notre monde réel. David Rice, le héros du film, ne porte pas de cape et n’utilise aucun gadget. C’est un homme tout à fait ordinaire qui possède seulement un pouvoir extraordinaire. La façon dont il l’utilise est au centre du film. Que feriez-vous si vous héritiez d’un pouvoir qui vous permette d’être complètement libre et de faire tout ce que vous voulez ? Comme nous tous, David est simplement humain et la première chose qu’il fait est d’utiliser le jump pour voler des banques, se payer un appartement luxueux et mener une vie facile. Il ne réalise que plus tard dans l’histoire que son pouvoir peut lui permettre de faire mieux et d’aider ceux qu’il aime et même des étrangers. »
Tout aussi importante que les difficultés engendrées par son pouvoir, l’histoire d’amour entre David et Millie est aussi un élément central du film. Simon Kinberg déclare : « Le jump permettait d’explorer le thème central de toute bonne histoire d’amour : peut-on vivre pleinement une relation avec quelqu’un sans être totalement honnête avec cette personne ? C’est une chose que nous avions déjà développée d’une façon différente dans MR. & MRS. SMITH. »
Rapidement, il devint évident pour les deux producteurs et le réalisateur que les possibilités offertes par le pouvoir et l’histoire de David Rice nécessitaient plus d’un film pour être entièrement développées. Simon Kinberg poursuit : « Doug avait le sentiment que pour bien raconter notre histoire, il fallait tout montrer sur l’univers des Jumpers. Le problème était qu’il y avait tellement de choses à dire sur leur guerre secrète et sur l’aventure de David Rice que cela ne pouvait pas tenir dans un film de deux heures. C’est à ce moment-là que nous avons envisagé une trilogie. Avec ce format, nous avions enfin la possibilité de tout dévoiler sur les Jumpers et les Paladins. C’était un projet très excitant sur lequel nous étions heureux de travailler avec Doug Liman.
Sa spontanéité, sa créativité, sa capacité à prendre rapidement des décisions et sa façon de s’affranchir de tous les carcans de la réalisation étaient parfaites pour un film comme JUMPER, qui parle de la liberté d’aller n’importe où. L’histoire est passionnante mais Doug a aussi su donner au film un ton percutant, beaucoup de style, d’émotion, et un côté réaliste et brut très intéressant. Ce n’est pas l’univers propre et gentillet de Spider-Man, ni celui de Batman, plus sombre et gothique. Doug apporte quelque chose de tout à fait nouveau dans le monde des super héros en les montrant sous un jour réaliste et très différent des conventions du genre. »
Lucas Foster ajoute : « Doug Liman avait déjà renouvelé le genre du film d’espionnage avec LA MEMOIRE DANS LA PEAU et la comédie MR. & MRS. SMITH. Avec JUMPER il va renouveler celui des super héros. »
Le héros de JUMPER, David Rice, a été abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans et a grandi dans une famille à problèmes à laquelle il échappe en découvrant qu’il peut se téléporter. David pense au début qu’il est le seul à posséder ce pouvoir, mais en grandissant et en testant ses capacités, il découvre qu’il fait partie d’une longue lignée de gens capables de se téléporter qui sont tous poursuivis et éliminés par une dangereuse organisation secrète. Pour interpréter David Rice, les cinéastes se sont tournés vers Hayden Christensen, qui a interprété Anakin Skywalker dans STAR WARS : EPISODES II & III de George Lucas. Le jeune acteur s’est aussi fait remarquer avec des rôles dramatiques dans LA MAISON SUR L’OCEAN d’Irwin Winkler et LE MYSTIFICATEUR de Billy Ray.
Lucas Foster se souvient : « Son charisme et son talent pour jouer les émotions faisaient de lui l’acteur rêvé pour David. En plus d’être un acteur très instinctif, c’est un garçon sérieux et très intéressant, et cela se ressent à l’écran. » Doug Liman confirme : « Hayden Christensen possède un talent incroyable et travaille toujours très dur. Sur ce tournage, je lui ai fait faire des choses complètement dingues. Il était très impliqué dans son rôle, à la fois sur le plan physique et émotionnel, il s’est donné à 100%. Quand le public le découvrira dans JUMPER, il se dira qu’il ne l’avait encore jamais vu dans un rôle aussi fascinant. Hayden est un très grand David Rice. »
Hayden Christensen raconte : « Je savais que ce rôle ne ressemblerait à aucun de ceux que j’ai déjà tenus au cinéma. J’aime prendre des risques et explorer de nouveaux personnages, j’avais donc très envie de jouer David Rice. Son histoire était très intéressante et le concept du jump développé par Simon Kinberg et Lucas Foster était vraiment génial. J’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire mette en avant les effets négatifs de ce pouvoir. C’est exactement le genre de film que j’aime voir en tant que spectateur. »
En plus d’avoir pris des leçons de boxe et de plongée sous-marine, Hayden Christensen s’est préparé en étudiant le concept du jump. Il confie : « Je ferais des tas de choses si j’avais ce pouvoir… Je pourrais par exemple voyager partout dans le monde sans passer des heures en avion. Je pourrais aussi sauter d’un immeuble et jumper à nouveau tout en haut avant d’arriver au sol pour retomber et recommencer. Ce serait une chute libre perpétuelle... J’adorerais faire cette expérience. Avec un peu d’imagination, on se rend compte que le jump ouvre un champ de possibilités énorme. Il offre une liberté totale, mais c’est aussi un pouvoir lourd à porter. Même si David Rice s’est habitué à sa vie de Jumper, il mène une existence solitaire parce qu’il ne peut partager son secret avec personne. Il possède tout ce qu’un homme peut désirer et pense avoir fait le choix de vivre seul, mais au final son pouvoir l’isole du monde et provoque en lui un malaise. Ce qui est intéressant avec David, c’est qu’il va devoir évoluer. Qu’il le veuille ou non, les événements vont l’obliger à grandir, à agir mieux qu’il ne le fait, à faire face à son passé, et à son futur. »
Au début du film, David Rice pense que son pouvoir est une erreur du destin et qu’il est seul à vivre ainsi. Quand il rencontre Griffin, un autre Jumper, il réalise qu’il n’est pas le seul au monde à pouvoir jumper partout sur la planète. Griffin est joué par Jamie Bell, l’inoubliable interprète de BILLY ELLIOT de Stephen Daldry. Hayden Christensen déclare : « J’ai adoré travailler avec Jamie. Son personnage est à la fois mon rival et mon mentor dans le monde des Jumpers. Il a fait des merveilles avec son rôle. Il adore inventer et improviser sur le moment. Tous les jours, il avait de nouvelles idées. Il a fait de Griffin une sorte de punk sympathique qui n’a aucun respect pour l’autorité, mais qui la refuse toujours avec le sourire et un clin d’oeil. C’est ce qui donne à mon personnage l’envie de faire équipe avec lui. Ensemble, ils vont vivre des expériences incroyables et faire des choses qui seraient impossibles sans la téléportation. Pour être à la hauteur l’un de l’autre, David et Griffin vont devoir repousser leurs limites. »
Hayden Christensen était aussi très heureux de retrouver Samuel L. Jackson, avec qui il a joué dans STAR WARS : EPISODES II & III. Celui-ci interprète Roland, un agent des Paladins qui essaye d’éliminer les Jumpers. Hayden Christensen commente : « Samuel m’a beaucoup aidé quand j’étais un jeune acteur, j’étais ravi de faire un nouveau film avec lui. Il a apporté énormément de poids et de sérieux à son personnage, il inspire tous ceux qui travaillent avec lui. »
Pour Hayden Christensen, le rôle de David Rice ne s’est pas résumé aux incroyables scènes d’action et de téléportation. Son personnage tombant amoureux de Millie, une amie d’enfance jouée par Rachel Bilson qui réapparaît dans sa vie, l’acteur devait aussi être capable de montrer la fragilité sentimentale de David. Hayden Christensen explique : « David et Millie vivent une histoire d’amour plutôt inhabituelle. David est tenté de lui faire partager ses aventures mais il ne parvient pas à trouver le courage de tout lui dire sur sa vie et son pouvoir. Il voudrait pouvoir vivre pleinement sa relation avec elle, mais il passe son temps à fuir des gens qui veulent le tuer et il essaie d’empêcher ces deux histoires de se rencontrer. »
Hayden Christensen note : « Pour survivre, un Jumper doit pouvoir s’adapter et être ouvert d’esprit. Pendant six mois, mon personnage passe son temps à fuir, à se battre, à prendre des coups et à être ballotté dans tous les sens. Pour lui comme pour moi c’était une rude épreuve, mais nous avons réussi. C’était une très bonne expérience. »
Pour Jamie Bell, qui joue Griffin, le rythme soutenu et l’action effrénée de JUMPER étaient une expérience nouvelle dans sa carrière. Après son rôle poignant de jeune garçon qui rêve de devenir danseur dans BILLY ELLIOT, Jamie Bell a interprété des rôles aussi divers que Smike le domestique dans NICHOLAS NICKLEBY de Douglas McGrath, un jeune marin dans KING KONG de Peter Jackson et un soldat américain dans MEMOIRES DE NOS PERES de Clint Eastwood.
Griffin ne ressemblait à aucun des rôles déjà joués par Jamie Bell. Les cinéastes comptaient sur ce fait pour créer ce personnage imprévisible de Jumper rebelle qui initie David à sa vraie nature et à l’histoire des gens qui leur ressemblent, et lui explique les dangers qu’il va devoir surmonter. Personnage complexe, Griffin a subi des épreuves douloureuses dans son passé et est animé d’un désir de vengeance qui le poussera à s’allier avec David contre les Paladins.
Simon Kinberg explique : « Griffin est un baratineur espiègle et plein de malice. Même s’il apporte beaucoup d’énergie et d’humour au film, c’est aussi un être complexe sur le plan émotionnel parce qu’il possède une histoire personnelle qui le pousse à mener une véritable guerre contre les Paladins. Avec son mélange de légèreté et de sérieux, Jamie Bell était l’acteur parfait pour incarner Griffin. » Lucas Foster ajoute : « Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir un acteur aussi polyvalent que Jamie, il s’est emparé de son rôle avec une facilité déconcertante. Quand il joue Griffin, on ne sait jamais ce qu’il va faire à la prochaine prise, il possède une telle capacité d’improvisation que nous étions sans cesse en train de réécrire le scénario pour le suivre. Il a fait de Griffin un personnage complètement inattendu, c’était fascinant à voir. »
Jamie Bell raconte : « J’ai tout de suite adoré l’histoire de JUMPER. Il y avait dans le scénario quelque chose qui me touchait directement, qui me rappelait cette époque de mon enfance où j’aspirais à davantage de liberté. La téléportation aurait été une solution fantastique parce qu’elle permet d’aller n’importe où n’importe quand. Qui n’a jamais rêvé de faire ça ? J’ai aussi beaucoup aimé Griffin parce qu’il est drôle, haut en couleurs et complètement dingue. Il possède une énergie incroyable, il est toujours en mouvement. Rien n’est permanent avec lui, il n’a aucun sens de la famille et aucune vie sociale, mais c’est ce qui en fait un personnage imprévisible, dynamique et très intéressant. »
Pour Jamie Bell, Griffin était aussi une occasion d’utiliser ses compétences physiques. L’acteur a développé avec les cinéastes une façon de bouger et de jumperr spécifique à Griffin. Jamie Bell explique : « Il bouge très vite, presque avec frénésie. Quand il jumpe, c’est encore plus intense et brutal. C’est une chose que Doug Liman tenait absolument à montrer. »
L’évolution de la relation entre Griffin et David était aussi pour Jamie Bell un aspect particulièrement intéressant de l’histoire. Il observe : « Au début, on ne sait pas très bien si leur association va fonctionner, mais c’est un peu comme ça que débutent toutes les bonnes équipes. Griffin a vécu une existence difficile depuis que Roland a tué ses parents et David lui apparaît d’abord comme un poids. Mais je crois que secrètement il aime bien être son professeur, lui enseigner les règles, lui apprendre à se défendre et à utiliser tout son potentiel. C’était très agréable à jouer parce que Hayden est complètement entré dans mon jeu. Il réagissait parfaitement à tout ce que je faisais et inversement. »
Doug Liman ajoute : « Il y avait une telle entente entre Hayden et Jamie que nous avons réécrit des scènes entières pour qu’ils puissent pleinement développer leur jeu. Nous avons même complètement réorganisé la séquence du combat dans le Colisée pour qu’ils puissent se battre en étant littéralement liés l’un à l’autre. C’était un symbole très fort de leur amitié. Avec Griffin, nous étions toujours à la recherche de choses amusantes capables de déstabiliser et de défier David. »
Jamie Bell commente : « Si Griffin est aussi drôle, c’est en grande partie grâce à Doug Liman. Sur le plateau, il avait toujours des idées incroyables, sa créativité et son imagination sont sans limites. Griffin lui doit beaucoup. »
Un autre personnage important de la vie de David Rice est Millie Harris, une jeune femme qu’il connaît depuis son enfance et à laquelle il est très attaché. Enfants, ils rêvaient de voyager ensemble à travers le monde. Alors que ce rêve est devenu une réalité pour David quand il a découvert son pouvoir, Millie n’a jamais quitté sa ville natale. Avec le retour inattendu de David, sa vie va prendre une toute nouvelle direction.
Pour incarner Millie, Doug Liman a choisi la très séduisante Rachel Bilson, avec qui il avait déjà travaillé sur la série « Newport Beach ». Révélée grâce à son rôle dans la série, Rachel Bilson a aussi figuré en 2006 dans la liste des « 50 plus belles personnes » de People Magazine. Doug Liman confie : « J’admire son talent depuis la première seconde où je l’ai rencontrée. C’est une actrice formidable et avec Hayden, le courant est passé immédiatement. »
Rachel Bilson raconte : « J’étais très heureuse de pouvoir travailler avec Doug Liman, surtout avec une histoire aussi géniale que celle de JUMPER. Le scénario était fantastique, je n’avais jamais rien lu de semblable. J’adorais les personnages et je savais que les scènes d’action et les effets spéciaux allaient être époustouflants. C’était un projet très excitant. On me propose rarement de jouer dans des films d’action, j’étais donc très contente qu’on me demande de jouer dans JUMPER. »
L’actrice continue : « J’ai été très attirée par la force intérieure de Millie. C’est une femme courageuse, pleine de rêves et qui aurait voulu voyager. Elle n’est jamais sortie de sa ville natale mais elle ne s’en plaint pas, elle vit sa vie et s’en contente. Quand David réapparaît et l’invite à aller à Rome, tout change pour elle, mais aussi pour lui. »
Doug Liman note : « Millie possède une très grande force intérieure, c’est ce qui fait d’elle un personnage différent des demoiselles en détresse qu’on trouve habituellement dans les films de super héros. David Rice possède un pouvoir extraordinaire et Millie est une jeune femme ordinaire de Ann Arbor, et pourtant c’est elle qui va le sauver à un certain moment… »
Hayden Christensen observe : « Rachel a fait un travail fantastique avec Millie. Elle est très belle et a apporté beaucoup de sincérité à son personnage. C’était un rôle très important parce que Millie ne fait pas partie du monde des Jumpers, le public découvre beaucoup de choses à travers son regard. Au début, c’est une étrangère dans le monde de David, mais rapidement elle devient un personnage très actif de l’histoire. »
Plus mystérieuse, la mère de David, Mary Rice, est une autre figure féminine du film. Bien qu’elle l’ait abandonné à l’âge de cinq ans, son destin reste étroitement lié à celui de son fils. Pour incarner ce personnage au passé étonnant et lourd de conséquences pour le futur de David, les cinéastes ont engagé une des actrices les plus plébiscitées du cinéma : Diane Lane. Simon Kinberg explique : « Grâce à Diane Lane, la présence de Mary Rice est sensible du début à la fin du film, même quand elle n’est pas à l’écran. David cherche à la retrouver depuis qu’il est tout petit. Il va découvrir des choses qui vont l’aider à comprendre ce qui s’est passé et lui montrer qu’elle est un personnage encore plus complexe qu’il ne le pensait. Nous avions donc besoin d’une actrice douée d’une très forte présence. »
Bien qu’elle ne veuille pas dévoiler les secrets de son personnage, Diane Lane explique les raisons qui l’ont poussée à jouer dans JUMPER : « Pour commencer, j’avais très envie de travailler avec Doug Liman. Ensuite, je suis une grande fan d’Hayden Christensen et jouer sa mère était une occasion unique. Pour terminer, la téléportation est un des plus vieux rêves de l’homme et cette histoire le concrétise admirablement. Avec JUMPER, la téléportation est une fiction qui devient réalité. »
L’organisation secrète des Paladins est l’ennemie jurée des Jumpers et occupe une place centrale dans leur histoire et leur mythologie. Depuis des siècles, ses membres traquent et éliminent sans pitié les Jumpers dans l’espoir d’empêcher ceux qui sont mal intentionnés de détruire la Terre. Pour les cinéastes, une des priorités du film était de rendre les Paladins aussi fascinants que les Jumpers. Ils sont des adversaires redoutables, mais ils ne sont pas aussi tranchés que les méchants classiques que combattent les super héros.
Simon Kinberg explique : « Nous voulions créer des méchants aussi complexes et réalistes que les Jumpers. Nous avons passé beaucoup de temps à développer l’histoire des Paladins, leur philosophie, leurs capacités et leurs armes. Il était très important qu’ils aient une véritable éthique morale, ils ne devaient pas simplement être là pour tuer nos héros. »
Lucas Foster ajoute : « Les Paladins pensent que les Jumpers sont une menace pour l’humanité et qu’il faut les éradiquer. Ils ne le font pas pour l’argent ni pour les médailles. Ils agissent dans l’anonymat. Ils sont les héros inconnus de leur propre monde. »
Pour jouer le chef des Paladins, Roland, un homme aussi intelligent que déterminé, les cinéastes ont toujours eu en tête un seul acteur : Samuel L. Jackson. Doug Liman raconte : « Il travaille de manière très réfléchie et donne à tous ses personnages une crédibilité et une autorité impressionnantes. Roland était extrêmement important dans cette histoire et Samuel nous a beaucoup aidés à le faire évoluer. »
Durant sa carrière, Samuel L. Jackson a souvent joué des personnages de durs, du tueur jusqu’au Maître Jedi. Malgré cela, Roland exerçait sur lui un attrait tout particulier. Il explique : « C’est un personnage marquant qui a un impact incroyable sur cette histoire. C’est un homme mystérieux, on ne sait jamais très bien pour qui il travaille. La seule chose qu’on sache sur lui, c’est que sa raison d’être est de tuer les Jumpers, quel que soit leur âge, qui ils sont et où ils se trouvent. Et il le fait avec beaucoup de zèle. »
Pour Samuel L. Jackson, le caractère mystique des Paladins est lié à l’entraînement qu’ils subissent pour réussir à éliminer les Jumpers. Il explique : « Les Paladins sont d’anciens guerriers et soldats qui ont passé des siècles à affiner leurs techniques. Ils ont atteint un degré de maîtrise dans l’art de se battre que la plupart des gens n’imaginent même pas. On pourrait penser que la téléportation donne un avantage certain aux Jumpers, mais ce ne sont pas des guerriers et face aux Paladins, ils font difficilement le poids. Jouer un personnage aussi physique que Roland était un défi pour moi. Il y avait beaucoup de combats, de mouvements compliqués, de sauts à faire depuis des endroits très élevés et mes genoux commencent à se faire vieux ! Mais c’était très amusant de se battre contre deux Jumpers, cela donnait lieu à des situations incroyables. »
L’acteur continue : « J’étais très heureux de retrouver Hayden Christensen. C’est merveilleux de voir comme il a mûri depuis STAR WARS : EPISODES II & III. Il a un petit côté James Dean très intéressant, une sorte d’énergie intérieure qui gronde sous la surface et qui pourrait surgir à n’importe quel moment. « Ce film a aussi été pour moi l’occasion de rencontrer Doug Liman. C’est un réalisateur fantastique. Ce qui est très impressionnant, c’est qu’il est capable de voir un instant précis d’une histoire avec le point de vue de chacun des personnages. C’est une sorte de Jumper de l’esprit. Cette faculté lui permet de vous expliquer tout ce qu’il y a à savoir sur l’histoire et les personnages. »