INVASION, le DVD

REC, le filmSynopis

Angela est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers.

La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets.

D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angela perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… elle n'imagine pas à quel point !

Les realisateurs

Jaume Balaguero

Jaume balagueroCe jeune réalisateur a rapidement acquis une solide réputation dans son pays d'origine, l'Espagne, mais aussi à l'international. Et ce dès son premier long métrage, THE NAMELESS (La secte sans nom), un film soutenu par la critique et le public. Puis il signe un carton au box office, avec DARKNESS, film d'horreur très remarqué au casting international (Anna Paquin, Lena Olin, Iain Glen et Giancarlo Gianini). Le film a été distribué dans de nombreux pays dont les Etats Unis où il a réalisé plus de 25 millions de dollars de recettes, un événement marquant dans l'histoire du cinéma espagnol. Son troisième film FRAGILE a réunit Calista Flockhart, Richard'Roxburgh et Elena Anaya. Il a été vu pour la première fois au Festival de Venise, a remporté plusieurs prix au Festival du Film Fantastique de Gérardmer dont le Prix du Jury et a eu beaucoup de succès en Espagne et dans d'autres pays. Son dernier film TO LET a également été projeté pour la première fois au Festival de Venise. c'est l'un des segments d'une série télé ambitieuse 6 FILMS TO KEEP YOU AWAKE, produit par Filmax et les Studios Picasso. Paco plaza

Paco Plaza

LES ENFANTS D’ABRAHAM (Second'name) marquent les débuts au cinéma de Paco Plaza, co auteur du script qui est tiré du livre éponyme de Ramsey Campbell. Ce film préfigure l'emergence de l'un des talents les plus prometteurs du genre fantastique. Il a d'ailleurs été récompensé du Méliès d'Argent au Festival de Sitges en 2002. Puis Paco a réalisé ROMASANTA : THE WEREWOLF HUNT, avec le label Fantastic Factory de Filmax. Il a été distribué dans le monde entier. Son dernier Film, XMAS TALE est l'un des épisodes de la série 6 FILMS TO KEEP, produit par Filmax et les Studios Picasso.


Jaume Balaguero et Paco Plaza

Concept original, le film à 4 mains est une aventure déjà expérimentée par Jaume Balaguero et Paco Plaza qui ont co signé OT : THE MOVIE, un documentaire de la collection Operacion Triunfo , la version espagnole de American idol . Issus de la jeune génération montante des réalisateurs espagnols, ils ont, chacun de leur côté, déjà acquis une grande expérience du genre Fantastique, et connu des succès nationaux et internationaux (LA SECTE SANS NOM, DARKNESS et FRAGILE pour Balaguero, LES ENFANTS D’ABRAHAM et ROMASANTA pour Plaza). Tourné en HD, REC est une expérience unique, un tournage à l'arrache en équipe réduite, un scénario d'horreur dans la plus pure tradition des années 70. Les deux réalisateurs veulent rendre hommage au film de genre avec un grand'G, tout en utilisant les techniques affichées par la télé réalité tous les jours. Un film d'épouvante à 4 mains.

Note des realisateurs

REC, le filmNous avons voulu trouver la clé pour construire un cauchemar de manière ultra crédible. Une expérience terrifiante qui pourrait rendre le public plus captif que dans un film traditionnel. Alors on a décidé de raconter cette histoire comme si c'était un reportage télévisé, de tourner en live avec l'horreur qui survient en temps réel, sans possibilité de stopper ou de manipuler l'image.

Lidée était d'éviter la narration classique, et de laisser l'action se développer devant les yeux du spectateur, comme si c'était du direct, sans arrêt possible. Comme si tout ce qui se passait à l'image était VRAI et EN TRAIN d'arriver.

Nous avons pris la décision de placer tous les éléments horrifiques sur le plateau et de les faire vivre. Nous voulions laisser les événements arriver, sans les manipuler. Nous avons artificiellement crée une situation d'horreur extrême et nous l'avons laissée se développer, grandir…

Alors, il ne s agissait que de la filmer. Nous avions besoin de quelques preuves, comme si nous étions nous mêmes une partie de cette situation horrible.

Heureusement, nous avons survécu pour vous raconter cette histoire !

Jaume Balaguero & Paco Plaza

Les origines du concept

REC, le filmJaume Balaguero : Lidée du film nous est venue un été alors que nous discutions des films d'horreur récents que nous avions vus, ceux que nous avions aimés et ceux qui ne nous avaient pas du tout plu. On se demandait quel pourrait être le concept idéal de manière à impliquer le spectateur au maximum dans l'histoire et lui flanquer une frousse qu il n'avait encore jamais vécue au cinéma. On voulait faire un film qui ne suivrait pas les livres d'école de cinéma à la lettre, qui ne se limiterait pas aux codes habituels du genre. Ayant déjà co réalisé avec Paco OT : THE MOVIE, un documentaire sur la tournée de la Star Academy espagnole pour la télé, on a pensé que la clef résidait peut être dans la manière dont sont construits certains programmes destinés au petit écran. Il fallait que notre film soit le plus réaliste possible, que l'histoire paraisse se dérouler en direct, un peu à l'image d'une émission de télé réalité. Imaginez deux reporters qui suivent une équipe de pompiers dans un immeuble pour une intervention de routine, et soudainement, tout vire au cauchemar. Et vous, en tant que spectateur, vivez cette situation en temps réel avec les personnages, comme si tout était vrai.

La telerealite comme modele

Paco Plaza : Ce que je trouve intéressant avec la télé réalité, c'est que ces émissions ne reflètent pas tant la réalité qu elles la fabriquent. On nous montre et on nous fait avaler n'importe quoi en prétextant tout simplement qu il s agit de la stricte vérité. Et nous y sommes tellement conditionnés qu on finit par y croire.

REC, le filmC est d'ailleurs le cas de la télé en général, et des infos en particulier. Si vous y réfléchissez bien, on se soucie peu des choses qui ne bénéficient d'aucune médiatisation. c'est même comme si elles n'existaient pas. Notre quotidien est fait des guerres, des catastrophes naturelles et de tous les drames dont on nous parle à la télé. Et s il n'y a aucune image pour illustrer le propos, l'intérêt est moindre. Le plus fascinant, tout en étant aussi très inquiétant, c'est que les médias ne se contentent pas d'orienter nos centres d'intérêt, ils influencent également notre opinion, manipulent nos émotions. Ils le font bien mieux que n'importe quel film, car au cinéma, les spectateurs savent pertinemment que rien n'est vrai. Nous étions donc convaincus qu en nous inspirant des artifices propres à la télé, nous serions en mesure de créer un film d'horreur différent, et bien plus effrayant, de ceux qu on a l'habitude de voir.

Jaume Balaguero : Pendant des semaines, avant même d'attaquer l'écriture, nous avons visionné un maximum d'émissions de télé réalité et de documentaires, de manière à nous immerger totalement dans ce style très particulier. Nous avons également fait de nombreuses recherches et rencontré tout un tas de personnes qui participent à ce type de programmes afin d'en connaître tous les secrets.

Un tournage inhabituel

REC, le filmJaume Balaguero :

Ecrire et réaliser un film comme REC était une expérience totalement nouvelle pour nous, pratiquement à l'opposé de nos précédents films, bien plus classiques, tant dans la forme que dans le fond. Avec un film comme REC, on ne peut pas utiliser le même langage cinématographique pour construire la tension et le suspense. Le montage ne se plie pas aux mêmes règles, on ne peut pas jouer avec la musique ou même des effets d'ambiance, puisque tout doit paraître le plus réel possible. Tous ces artifices qui nous permettent habituellement de tricher quelque peu, de préserver le sens de la narration, le rythme, la dynamique des situations ou encore le suspense, sont donc proscrits.

Paco Plaza :

Il était pratiquement impossible de respecter le scénario à la lettre. Nous nous sommes rapidement rendu compte qu il fallait laisser une énorme place à l'improvisation pour obtenir l'effet recherché. Nous laissions donc les acteurs réagir librement face aux situations auxquelles ils étaient confrontés et nous réadaptions l'histoire quotidiennement après avoir visionné les rushes. Nous avons donc en quelque sorte laissé le film prendre vie sous nos yeux sans forcément essayer de tout contrôler, sans intervenir aussi souvent que sur un métrage qui respecte les lois cinématographiques.

Une equipe reduite et des acteurs peu connus

REC, le filmPaco Plaza : Léquipe est nécessairement plus réduite que sur n'importe quel autre film tant la réalisation est différente. La caméra est sans cesse en mouvement, filmant et explorant les moindres recoins de chaque pièce, et s adaptant à chaque situation sans forcément suivre le story board. On ne peut donc pas se permettre d'avoir quarante personnes sur le plateau comme c'est le cas d'habitude. Malgré tout, nous avions constamment une quinzaine de personnes autour de nous, pour la lumière ou pour le son, qui devait se cacher pour ne pas apparaître dans le plan. Contrairement à ce qu on pourrait croire, obtenir ce sentiment de véracité qui paraît pourtant très simple est au final très compliqué et demande une chorégraphie très sophistiquée et de nombreuses répétitions des plus minutieuses.

Jaume Balaguero : c'est aussi pour cette raison que nous avons limité le nombre de personnages et que nous avons choisi de faire appel exclusivement à des comédiens peu connus, qui viennent principalement de la télévision. c'était très important pour que le spectateur s intéresse aux personnages et que son attention ne soit pas détournée par une star. Cela nous a paru indispensable pour que l'impression de véracité soit conservée.

Creer la peur

REC, le filmJaume Balaguero : Nous avons constamment gardé en tête que ce film devait être avant tout une expérience unique et intense pour le spectateur. c'est vraiment ce qui nous intéressait, de lui proposer quelque chose d'original et de nouveau à une époque où les films d'horreur sont avant tout des remakes. Pour y parvenir, il fallait trouver un moyen pour qu il soit en quelque sorte l'acteur principal de cette histoire, un témoin impuissant des événements horribles qui s y déroulent. Nous avons donc tout mis en oeuvre pour que REC soit un film quasiment interactif, en prenant modèle sur les jeux vidéo. Je suis personnellement fasciné par RESIDENT EVIL et SILENT HILL, par la manière dont ces jeux impliquent le spectateur dans l'histoire. Et c'est précisément parce qu on est concerné et captivé par ce qui se passe à l'écran, sans jamais décrocher, qu on est d'autant plus effrayé quand'l horreur survient. On a essayé de reproduire ce sentiment.

REC, le filmPaco Plaza : Ce que je trouve dommage dans les adaptations de jeux vidéo au cinéma, c'est qu on a toujours l'impression de regarder quelqu un d'autre jouer, et c'est ce qu il y a de plus irritant pour tout gamer . Nous sommes des spectateurs passifs alors que ce genre de film demande bien au contraire un haut degré d'implication. La mise en scène ne s adapte jamais au sujet. Nous avions envie que le spectateur ait l'impression d'être aux côtés des personnages, un peu comme dans un simulateur. Pour nous assurer qu il serait surpris, nous avons essayé d'anticiper ce que le spectateur pourrait attendre de la scène suivante, et fait tout le contraire ! Nous avons également dissimulé le déroulement de certaines scènes aux comédiens pour que leur réaction soit la plus réaliste possible, jusqu à changer de version quand'nous n'étions pas satisfaits, et ce autant de fois qu il le fallait pour obtenir l'effet recherché.