
Rocky Balboa, le légendaire boxeur, a depuis longtemps quitté le ring. De ses succès, il ne reste plus que des histoires qu'il raconte aux clients de son restaurant. Le champion d'aujourd'hui s'appelle Mason Dixon, un tueur implacable sans élégance ni coeur. Alors que les promoteurs lui cherchent désespérément un adversaire à sa taille, la légende de Rocky refait surface. L'idée d'opposer le vieux lion et la machine à tuer enflamme tout le monde. Pour Balboa, c'est l'occasion de ranimer les braises d'une passion qui ne l'a jamais quitté. L'esprit d'un champion ne meurt jamais…
C'était il y a trente ans.
Il a fallu trente ans à Sylvester Stallone pour conclure sa saga consacrée à l'une des icônes cinématographiques les plus adulées de tous les temps, Rocky Balboa. Personnifiant le rêve américain, démontrant que seuls la volonté et le courage amènent l'homme à se dépasser, le film installe une légende inébranlable. Trente ans après sa naissance, ROCKY BALBOA, ultime chapitre, revient sur les fondations du mythe pour mieux le canoniser et conclure, dans la grâce, la plus incroyable des sagas.
Désillusion, solitude et souffrance.
« Rocky est à côté de moi depuis tellement longtemps que je voulais lui donner une fin formidable » explique Sylvester Stallone. Pour ce retour aux sources du mythe, l'acteur s'appuie sur les deux axes fondamentaux de la saga : un match de boxe et l'humilité gauche du personnage. Ainsi, dans ce sixième round, l'Etalon Italien mène une existence semblable à celle de ses origines : seul et sans avenir doré, Rocky a perdu sa femme, Adrian, emportée par un cancer et son fils, Robert, a pris ses distances. Reste Paulie, éternel beau-frère saoulard et râleur, mais éternel ami aussi.
Se battre.
Mason « The Line » Dixon, champion du monde de boxe, désire affronter Rocky Balboa sur le ring. Hanté par la douleur, submergé par la colère, Rocky Balboa est désormais prêt à renaître par la force de ses poings et à se livrer à ce qu'il sait faire de mieux : encaisser les coups. La sagesse du vieux lion contre la puissance du jeune loup, la connaissance et l'expérience contre la fougue et la jeunesse. « Un match n'est jamais terminé tant que la cloche n'a pas sonné » disait Rocky. Cette fois-ci, le vieux boxeur ne remonte pas pour la gloire, ni pour l'argent, mais pour lui-même, pour évacuer les démons qui sommeillent en lui et redécouvrir qu'il est de la race des champions.
Réalisé par Sylvester Stallone, ROCKY BALBOA a été mis en boîte en cinq semaines et avec un budget restreint. Pour coller le plus possible au personnage, le film est tourné entièrement en décors naturels, dans les rues de Philadelphie, retrouvant ainsi les mêmes lieux du premier film (la boutique d'animaux, l'église, la patinoire…). La scène du combat final, qui voit Rocky entrer dans l'enceinte sous les cris de 1400 personnes, fut tournée en décembre 2005 à Las Vegas, devant un vrai public venu assister au match des poids moyens opposant Bernard Hopkins et Germaine Taylor. « Nous filmions quelques images liées à la rencontre Hopkins contre Taylor. Et dès qu'ils quittaient le ring, nous nous y précipitions pour réaliser notre combat et profiter des décors. C'était un véritable défi », se souvient Stallone. Pour accentuer encore plus le réalisme, l'acteur fait appel à Antonio Tarver, un authentique champion de boxe avec 18 K.O à son actif, pour tenir le rôle de Mason Dixon. « Antonio est un professionnel, il pouvait donc nous présenter des coups très variés », explique le réalisateur. « Le plus dur fut de le convaincre de me frapper car cela le mettait mal à l'aise. Ses coups faisaient mal, évidemment, mais je les supportais bien ».
Commencée en 1976, l'histoire de Rocky Balboa constitue l'une des sagas les plus admirées de toute l'histoire du cinéma. Montrant qu'il était temps de croire de nouveau au vieux rêve américain, l'impact de ROCKY fut tel qu'il donna naissance à cinq suites. ROCKY 2 LA REVANCHE permet à Sylvester Stallone d'endosser les casquettes d'acteur, scénariste, producteur et réalisateur. En 1982, ROCKY 3 met en scène un Rocky Balboa au sommet de sa gloire. Avec une chanson tube, « Eye Of The Tiger », un adversaire plus bestial que jamais, ROCKY 3 est un triomphe planétaire. Dans ROCKY 4, l'enfant chéri de l'Amérique affronte Ivan Drago, montagne de muscles personnifiant une Union Soviétique opprimante. En symbolisant la Guerre Froide, Stallone touche le point sensible de son pays. ROCKY 4 est le plus gros succès de toute la série. En 1991, ROCKY 5 présente un champion ruiné et incapable de boxer. Stallone dépossède le héros de sa légende divine et l'envoie en quête d'un nouveau sens à sa vie : la famille. Dans le dernier opus de la série, au terme d'un match ahurissant d'honnêteté, le légendaire Etalon Italien tire sa révérence avec la classe des vrais champions. Le public est K.O.
Le saviez-vous ?
DVD 9 – Format 2.40 – 16/9 compatible 4/3 – 2h05
Anglais 5.1, français 5.1 et DTS Français, anglais, arabe