
L'HISTOIRESi Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour M.J. et ses devoirs de super-héros, ce n'est pas pour autant que les problèmes sont loin, bien au contraire. Depuis la brutale mutation de son costume, qui devient noir, Peter voit ses pouvoirs décupler mais parallèlement, ce sont les aspects les plus sombres de sa personnalité qui surgissent. Sous l'influence de son étrange costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le séduisant pouvoir que ce nouveau costume lui procure et la compassion qui le caractérisait, Peter va devoir faire face à ses pires démons et aux deux plus puissants adversaires qu'il ait eu à combattre. Face à l'Homme-Sable et à l'extraordinaire puissance de Venom, Peter doit à tout prix échapper à ses tentations destructrices s'il veut sauver ceux qui lui sont chers…
Après SPIDER-MAN™ et SPIDER-MAN™ 2, Peter Parker revient pour de nouvelles aventures et ajoute avec SPIDER-MAN™ 3 un chapitre à l'une des plus impressionnantes et des plus populaires sagas du cinéma. Les deux premiers films ont rapporté à ce jour plus de 1,6 milliard de dollars au box-office mondial…
C'est un des plus grands succès de toute l'histoire du cinéma. Sam Raimi, réalisateur des trois films, explique : « Le thème principal des trois films a toujours été la profondeur, la richesse des personnages et la façon dont leurs vies sont liées. L'amour qu'éprouve Peter pour Mary Jane Watson et son amitié avec Harry Osborn constituent depuis le début l'aspect le plus riche de nos histoires. « Lorsque nous avons réfléchi au développement de ce troisième épisode, nous nous sommes demandé ce que ce jeune homme avait encore à apprendre et comment il pouvait évoluer. Nous l'avons placé dans des situations où il va être forcé d'affronter ses faiblesses de caractère – des obstacles que, dans les histoires précédentes, il aurait peut-être été incapable de surmonter. De cette manière, il peut soit être vaincu, soit atteindre sa pleine maturité pour devenir ce personnage héroïque capable de surmonter l'adversité. Dans ce nouveau film, la complexité, la profondeur des personnages est encore plus grande, ils deviennent des êtres humains plus riches et peuvent accomplir davantage que dans les films précédents. »
Avi Arad, producteur du film et ex-président de Marvel, ajoute : « Avec Mary Jane, la fin du second film introduit la première touche d'optimisme dans la vie de Peter Parker. Mais ses pouvoirs et son identité secrète sont un lourd fardeau, et M.J. reste très réaliste sur la nature de Peter, voire inquiète sur le devenir de leur relation. Sam Raimi aime mettre ses héros à l'épreuve, et SPIDER-MAN™ 3 montre des aspects de la vie de Peter, Mary Jane et Harry que nous ne connaissions pas jusqu'ici. » Dans SPIDER-MAN™ 3, Peter Parker va livrer le combat le plus difficile de sa vie contre son ennemi le plus intime : lui-même. Au début du film, les choses vont si bien pour lui que son succès commence à lui monter un peu à la tête, jusqu'à ce qu'une étrange substance noire fasse basculer sa vie. La matière recouvre son costume de Spider-Man, lui donnant un aspect noir brillant et décuplant ses pouvoirs. Mais elle a aussi la capacité de faire ressortir les aspects les plus sombres de sa personnalité, ceux qu'il a du mal à contrôler…
La productrice Laura Ziskin explique : « Nous voulions explorer le côté sombre de Peter. Ce costume noir exacerbe ses pouvoirs et certains de ses traits de caractère : il devient plus puissant, plus rapide, mais aussi plus orgueilleux et agressif. »
Pour la troisième fois, Tobey Maguire enfile le costume de Peter Parker/Spider-Man. Il raconte : « Le scénario explore des aspects inédits de Peter Parker et introduit de nouveaux personnages. L'histoire s'aventure sur un terrain encore inconnu tout en apportant une nouvelle énergie et en s'inscrivant dans la continuité des deux premiers films. »
Kirsten dunst retrouve le personnage de Mary Jane Watson pour la troisième fois. Elle commente : « Les fans vont adorer cette nouvelle aventure. Ces personnages ont pris tellement d'importance pour nous ! Nous avons travaillé très dur pour que toutes les scènes soient vraiment parfaites. »
James Franco fait lui aussi sa troisième apparition dans le rôle de Harry Osborn. Il raconte : « A la fin de SPIDER-MAN™ 2, Harry apprend la terrible vérité sur son père et sur son ami – même s'il ne connaît pas l'histoire complète. Harry est une âme tourmentée, il a idolâtré son père toute sa vie et lorsque celui-ci meurt, la seule chose qui lui reste est la soif de vengeance. »
Pour le plus grand plaisir des fans, SPIDER-MAN™ 3 présente des séquences d'action extraordinaires, à la mesure des spectaculaires exploits du super-héros. Dans ce nouveau volet, il devra combattre deux super-méchants : l'Homme-Sable, qui fait sa première apparition dans le numéro 4 de « The Amazing Spider-Man », et Venom, un des super-vilains les plus mémorables de l'histoire des comics américains. Sam Raimi explique : « Les bandes dessinées Marvel, et en particulier la série « Spider-Man », regorgent de méchants tous plus intéressants les uns que les autres. Ces personnages ont été développés par les artistes Marvel durant des années. C'était très facile pour nous de faire notre choix et de développer notre histoire à partir de là. »
Thomas haden church interprète Flint Marko, alias l'Homme-Sable. Il raconte : « Flint Marko est un homme hanté par ses erreurs passées. Il devient l'Homme-Sable à la suite d'une expérience de physique qui a mal tourné. Son ADN fusionne avec du sable, ce qui provoque des changements spectaculaires chez lui : il peut modifier sa structure moléculaire pour s'adapter à son environnement, il est capable de changer de taille et de forme. Il peut transformer ses bras en poings, marteaux ou masses géantes pour écraser ses ennemis. Il peut se transformer en tornade de sable, et passer sous cette forme dans les moindres interstices. C'est un super-méchant avec de très grands pouvoirs. C'est un honneur de jouer ce rôle. SPIDER-MAN™ 1 et 2 sont au panthéon des films de super-héros. Je suis fier de faire partie de ce troisième épisode. »
Encore />SPIDER-MAN™ 2. Pour SPIDER-MAN™ 3, le superviseur des effets visuels Scott Stokdyk a dirigé plus de 200 animateurs et artistes. Il raconte : « SPIDER-MAN™ 3 a été un énorme défi car Sam Raimi a introduit un grand nombre de nouveaux éléments, davantage de personnages et d'intrigues. Il a passé beaucoup de temps à vérifier que tous les éléments s'emboîtaient entre eux, c'était une grande responsabilité pour nous de mettre en images sa vision de l'histoire. »
La productrice Laura Ziskin ajoute : « Comme pour les deux premiers films, le public peut s'attendre à trouver avec SPIDER-MAN™ 3 une histoire fascinante et passionnante, riche en action et en sentiments, et avec des personnages d'une très grande profondeur. Le film révèle de nouveaux personnages, des super-méchants encore plus redoutables, et un combat encore plus dur pour Peter Parker, peut-être la bataille la plus difficile de toute sa vie. »
Sam Raimi raconte : « Au début de SPIDER-MAN™ 3, nous retrouvons Peter Parker là où nous l'avons laissé à la fin du second volet de ses aventures. Il a enfin accepté tout ce qu'engendre le fait d'être un super-héros, ses devoirs et les sacrifices qu'il doit consentir pour faire le bien. Au niveau de sa relation avec Mary Jane, elle et lui sont plus proches qu'ils ne l'ont jamais été. Elle a appris qu'il est Spider-Man à la fin du second film et fait de son mieux pour partager avec lui ce lourd secret et les responsabilités que cela entraîne. » Laura Ziskin ajoute : « Peter, Mary Jane et Harry ont beaucoup évolué au cours des deux premiers films. Pour ce nouvel épisode, nous voulions quelque chose qui surprenne, mais qui soit dans la continuité de ce qui s'était passé. Cette nouvelle aventure donne encore plus de profondeur aux personnages, le public va adorer. »Tobey Maguire Peter Parker, alias Spider-ManTobey Maguire raconte : « Peter est beaucoup plus serein qu'auparavant : pour la première fois, la vie commence à lui sourire et son avenir s'annonce radieux. La ville est reconnaissante de tout ce que Spider-Man peut faire pour elle, et sa relation avec Mary Jane est au beau fixe. Ces succès font naître en lui une confiance qu'il n'avait pas auparavant. »
Sam Raimi ajoute : « C'est la première fois que Peter reçoit autant de reconnaissance et d'admiration de la part des gens. Cette nouveauté provoque un effet inattendu en faisant naître en lui un sentiment d'orgueil. C'est le premier pas vers son côté sombre. Ce côté passe au premier plan de sa personnalité lorsqu'il entre en contact avec une substance noire qui recouvre son costume de Spider-Man. Cette substance augmente considérablement sa force et son agilité, mais elle exacerbe aussi en lui son côté sombre et vengeur. Peter va devoir apprendre à mettre de côté ces sentiments, son orgueil et son désir de vengeance pour devenir un véritable héros et un homme responsable. Il va devoir apprendre, comme nous tous, le pardon et l'humilité. »
Tobey Maguire raconte : « Quel plaisir d'enfiler à nouveau le costume de Spider-Man et de se lancer dans une nouvelle aventure ! L'histoire apporte une énergie complètement nouvelle tout en restant dans la continuité de SPIDER-MAN™ et SPIDER-MAN™ 2. On explore de nouveaux territoires avec un personnage familier. C'est très excitant en tant qu'acteur car cela offre de toutes nouvelles possibilités. Nous voulions montrer ce qui se cachait derrière le masque de Spider-Man pour mieux comprendre ce que traverse Peter. Quand je regarde un film, j'aime m'identifier et me prendre d'affection pour les personnages. J'aime me sentir proche d'eux et ressentir ce qu'ils peuvent endurer. Peter Parker se prête très bien à ce genre d'exercice. Le public se sent naturellement très proche de lui. »Kirsten dunst Mary Jane Kirsten dunst dit Mary Jane : « Elle est très confiante en elle au niveau de sa vie professionnelle. Le seul sujet d'inquiétude reste le secret qui pèse sur sa relation avec Peter. Lorsqu'elle perd son emploi au moment où Spider-Man reçoit les honneurs de la ville, Peter n'est plus aussi disponible qu'elle le voudrait. Il n'est pas là pour elle. Elle se sent abandonnée et sa relation avec lui commence à se dégrader. »
Laura Ziskin ajoute : « Peter et M.J. connaissent les mêmes difficultés que n'importe quel couple. Bien qu'ils fassent des efforts tous les deux, ils parviennent difficilement à être en accord avec l'autre et avec leurs vies. C'est au moment le plus crucial que ce manque se fera le plus sentir. » Kirsten dunst raconte : « Après avoir fait trois films ensemble, nous nous connaissons très bien, Tobey et moi. Nous savons mutuellement comment fonctionne et joue l'autre. Cela donne une dimension plus complexe et plus adulte à notre relation et apporte beaucoup au film. » Après avoir montré ses talents de chanteuse dans UN PARFUM DE MEURTRE de Peter Bogdanovich, Kirsten dunst a pris beaucoup de plaisir à chanter à nouveau à l'écran. Elle se souvient : « Je me suis beaucoup amusée avec cette scène. J'étais terrifiée à l'idée de chanter directement sur le plateau, alors nous avons préenregistré la chanson. Je me souviens que le premier jour de tournage, il a fallu que je descende en dansant les marches de la scène du « Manhattan Memories » à Broadway en talons aiguilles et en robe. »
La productrice Laura Ziskin raconte : « SPIDER-MAN™ 3 a dépassé au niveau ampleur et logistique tout ce que nous avons pu faire sur les deux premiers films. Avec ce nouveau chapitre, nous voulions satisfaire l'attente du public en lui offrant une aventure encore plus exaltante que les précédentes. Sam Raimi a fixé la barre très haut pour les scènes d'action et les effets visuels impliquant l'Homme-Sable et Venom : leur réalisation a nécessité le travail de plus de 1 000 personnes. »
Durant le tournage, Sam Raimi a pu compter sur le talent des membres clés de son équipe technique pour donner vie à la nouvelle histoire de Peter Parker. Il explique : « Tant que cela reste réalisable et sans danger, j'aime filmer directement les scènes d'action. Je n'utilise les effets visuels que lorsqu'il n'est pas humainement possible d'accomplir quelque chose. »
Dès le premier jour, Bryce Dallas Howard a surpris les cinéastes en acceptant avec plaisir de faire elle-même toutes les cascades de son personnage. Elle se souvient : « Je me suis retrouvée sanglée dans un harnais pour tourner une scène où une grue de chantier tombe sur un immeuble dans lequel se trouve Gwen. Tout est complètement détruit, le plancher s'effondre et Gwen tente de se raccrocher à tout ce qu'elle peut avant de faire une chute sur plusieurs étages et d'être rattrapée par Spider-Man. J'ai joué personnellement plusieurs portions de cette séquence en studio à Los Angeles. J'ai aussi fait une autre scène où je me balance au bout d'un fil avec Spider-Man au-dessus de la Sixième Avenue. « Ce qui est fantastique avec le cinéma, c'est que vous pouvez faire des cascades et des trucs complètement dingues que vous ne feriez jamais dans la vie. J'étais très en confiance car Sam Raimi et son équipe de cascadeurs faisaient vraiment tout pour protéger les acteurs. J'ai essayé de faire le maximum de cascades possible, c'était très amusant et très excitant ! »
De tous les acteurs du film, c'est Thomas haden church qui, avec Tobey Maguire, a effectué les cascades les plus difficiles et dangereuses. Il a notamment été hissé à plus de 1,50 m en l'air pour retomber face contre terre dans la boue ; il a été poursuivi (et rattrapé) par des chiens, suspendu à plusieurs décors, projeté sur des rails et il s'est écrasé, tête en avant, sur une vitre en plexiglas. Bien que meurtri et contusionné à plusieurs reprises, Thomas haden church a tenu à réaliser lui-même toutes ses cascades.
Pour Dan Bradley, réalisateur de la deuxième équipe, l'une des scènes les plus marquantes est celle où Peter et Harry se battent dans l'hôtel particulier des Osborn. Il raconte : « Nous avons étroitement travaillé avec Sam Raimi pour régler la chorégraphie de ce combat. Sam voulait qu'il ressemble plus à un affrontement entre deux amis qui se sont brouillés qu'à un combat de super-héros. Les sentiments des deux personnages devaient passer au premier plan pour donner à cette bagarre un aspect très réaliste qui puisse toucher profondément le public. C'est un combat très émouvant car Peter et Harry s'aiment comme des frères. Dans la confusion, les malentendus et le manque de maturité, ils finissent par se blesser l'un l'autre. »
Une autre scène illustre parfaitement le travail de Dan Bradley et de John R. Frazier, celle du hold-up. C'est le producteur Grant Curtis qui joue le rôle de l'agent de sécurité victime de la colère de l'Homme-Sable. Bradley raconte : « Sam Raimi a voulu que Grant Curtis fasse cette scène : en tant que producteur, Sam le trouvait parfaitement qualifié pour jouer un gardien de fourgon blindé rempli d'argent ! » La séquence commence lorsque l'Homme-Sable frappe le dessus du fourgon avec son énorme poing. Ce poing a été fabriqué en mousse de polyuréthane par l'équipe de John R. Frazier, il mesurait 2,40 mètres de haut sur 1,80 mètre de large et pesait plus de 220 kilos. Ensuite, 2 tonnes d'épis de maïs pulvérisés – un substitut plus léger que le vrai sable – s'abattent sur le fourgon et le recouvrent, l'agent de sécurité y compris. Pour filmer la scène, le fourgon a été soulevé et incliné sur un angle de cinquante degrés pour que le faux sable puisse s'y déverser et le remplir sans écraser Grant Curtis.
SABLE ET POUSSIÈRE L'idée d'utiliser des épis de maïs hachés et réduits en poudre à la place du sable n'a pas été tout de suite une évidence. La première personne à avoir été chargée de déterminer le type de sable à utiliser pour créer l'Homme-Sable a été le chef costumier, James Acheson. Faisant partie de l'équipe responsable de l'aspect visuel du personnage, il a été amené à trouver des réponses à des questions essentielles… Il raconte : « J'ai travaillé sur ce personnage dès le début de la production. Il posait beaucoup de problèmes car nous nous demandions à quoi pouvait ressembler un personnage fait de sable… Quel serait l'aspect de son visage, lisse ou granuleux ? Ses vêtements seraient-ils aussi faits de sable ? » Après quelques recherches et l'étude de divers échantillons venus des quatre coins de la planète, les cinéastes ont réalisé que cette matière était très coûteuse et surtout dangereuse en raison de son poids pour les acteurs et cascadeurs. Finalement, le sable a été remplacé par des épis de maïs hachés et pulvérisés : présentant une apparence similaire, cette matière pesait moitié moins que le sable. James Acheson précise : « Quand nous avions des doutes, nous nous reportions toujours à la source : les comics dans lesquels apparaît ce personnage. C'est de là que nous avons tiré notre inspiration. L'Homme-Sable est un personnage extraordinaire qui peut changer de forme et de taille, se dissoudre, disparaître ou même se transformer en boue ou en béton. Nous avons dessiné toutes les transformations dont il était capable, à tous les stades, et des sculpteurs ont ensuite fait des maquettes et des statuettes de ses multiples apparences. »

LE VENIN DU MAL Le personnage de Venom a lui aussi demandé beaucoup de travail de la part de toutes les équipes du film. Le chef costumier James Acheson et son équipe ont conçu avec Sam Raimi plusieurs stades de son apparence. La costumière Shownee Smith, a travaillé avec sa société, Frontline Design, sous la direction de James Acheson, sur la conception des costumes spéciaux. Elle raconte : « Il était très important pour Sam Raimi et James Acheson que le costume garde un aspect très agressif, très anguleux, comme avec les vrilles qui recouvrent le visage de Topher Grace par moments et lui donnent un aspect résolument effrayant. » James Acheson raconte : « Sam Raimi a tenu à ce que l'on puisse voir les yeux et le visage de Spider-Man et des super-méchants au travers de leurs costumes. C'était important pour lui de faire passer des émotions par le regard des personnages. Pour Venom, nous avons conçu plusieurs étapes de son costume qui laissent visibles les yeux de Topher avant qu'il ne devienne un véritable monstre. » Il fallait une heure à Topher Grace pour enfiler le costume de Venom, qui pesait entre 50 et 60 kg. L'acteur devait ensuite subir quatre heures et demie de maquillage afin d'appliquer les différents éléments, dont une prothèse de dents très pointues qui donne à son personnage une bouche très grande et très menaçante. Des fils invisibles étaient aussi accrochés au visage de l'acteur et étaient tirés pour déformer son visage quand il se transformait en Venom. Topher Grace raconte avec humour : « Au cours d'une scène où je me transformais, je me suis demandé pourquoi diable j'avais signé ! Une matière noire et visqueuse me dégoulinait dessus, des gens armés de cannes à pêche tiraient vers le haut des fils reliés à mon visage, d'autres faisaient pareil vers le bas… Ce n'était pas très difficile de jouer toute la douleur que pouvait ressentir mon personnage ! »
L'adversaire ultime de Spider-Man est le costume noir. Lorsque la matière noire s'attache à son costume, elle le recouvre de noir et fait ressortir les aspects les plus sombres de la personnalité de Peter Parker. James Acheson raconte : « L'idée était de montrer que ce costume influence le comportement du personnage. Il a été fabriqué dans le même tissu que le costume classique de Spider-Man, mais teint en noir. Nous avons un peu modifié les yeux et nous l'avons recouvert d'une grille moulée en Plastisol, une matière plastique photo-imprimée. Elle ressemble à la grille qui recouvre le costume rouge et bleu de Spider-Man, mais elle est noire et brillante, ce qui lui donne un aspect très liquide, presque organique. »
Pour créer chaque costume de Spider-Man, que ce soit le rouge et bleu ou celui de couleur noire, il fallait 200 heures de travail. Le tournage nécessitant 40 exemplaires de chaque costume, il aura fallu 8 000 heures de travail rien que pour créer une seule version - sans compter les costumes noirs et ceux des autres personnages.
Pour concevoir les costumes des personnages, James Acheson a étudié les mouvements des acteurs. Il raconte : « Il fallait prendre en compte le fait que la plupart des acteurs portaient un harnais sous leurs habits et étaient reliés à des câbles, ce qui affectait bien sûr la manière de bouger des costumes. C'est un paramètre que nous avons dû garder à l'esprit pour la création de tous les costumes. « Un projet comme SPIDER-MAN™ 3 est passionnant parce qu'il fait appel dans la conception des costumes à différentes techniques : on travaille la mousse, le plastique, le métal, le tissu… C'est une fusion entre la sculpture, les effets spéciaux et l'atelier costumes. »Le chef décorateur J. Michael Riva a lui aussi joué un rôle très important. Sa fierté aura été la création du chantier de construction qui sert de décor pour la bataille finale du film. J. Michael Riva raconte : « Nous n'avons eu que huit semaines pour concevoir et construire ce décor. Nous avons utilisé 20 tonnes d'acier, 100 soudeurs, 200 charpentiers. Pour être dans les délais, nous avons travaillé 7 jours sur 7 et 24 heures par jour ! » La construction du décor s'est faite en six semaines et a utilisé des tonnes d'acier en provenance d'un projet immobilier abandonné. Un ascenseur de chantier a été installé pour permettre à l'équipe de tournage et aux acteurs d'accéder aux nombreux niveaux de ce décor complexe. Pour l'éclairage et l'électricité, un labyrinthe de 6 kilomètres de câbles a été installé à 25 mètres au-dessus du sol. Pour le tournage, le plateau 27 a été équipé de 21 000 ampoules et d'assez de puissance électrique pour alimenter 200 maisons. J. Michael Riva raconte : « Un chantier de construction est un décor très intéressant car c'est toujours un endroit très dangereux. Pour commencer, c'est un endroit tout en hauteur et qui regorge d'objets métalliques. Sam Raimi exploite très bien tous ces éléments, cela augmente considérablement le danger que l'on peut ressentir dans ces scènes. Ensuite, c'est aussi un lieu très ouvert qui donne l'impression de s'étendre sur 50 étages. Cette structure a donné à Sam Raimi un environnement rêvé pour une poursuite et un combat mémorable entre Spider-Man et Venom. Plus ils montent haut, plus le danger et le suspense augmentent. A moins d'être Spider-Man, ce serait une très longue chute que de tomber du sommet de ce bâtiment ! »

Une des raisons pour lesquelles SPIDER-MAN™ 3 est un film aussi exceptionnel est que beaucoup de ceux qui ont travaillé dessus avaient déjà collaboré à l'un ou à l'autre des deux premiers films - voire aux deux. C'est le cas de George Stevens, un membre de l'équipe de John R. Frazier, qui a été chargé de concevoir et réaliser toutes les toiles, comme il l'avait fait sur le film précédent. Pour une scène du début du film où Peter passe une soirée romantique avec Mary Jane dans une toile géante sous les étoiles, George Stevens a construit une toile de 8 mètres sur 10. Il se souvient : « Nous avons travaillé deux mois pour réaliser cette toile. Pour le tournage, Tobey Maguire et Kirsten dunst ont été soulevés par des harnais puis déposés sur la toile. »
Le réalisateur Sam Raimi raconte : « Le public attend toujours quelque chose de nouveau. Lorsqu'il s'agit d'effets visuels, cela signifie que vous devez soit utiliser la technologie existante et trouver de nouvelles façons de l'appliquer, soit que vous devez développer une nouvelle technologie pour faire quelque chose qui était impossible auparavant. Pour SPIDER-MAN™ 3, nous avons dû développer de nouveaux outils permettant de réaliser les effets visuels du film. »
Il a fallu deux ans de travail au superviseur des effets visuels Scott Stokdyk et à son équipe pour développer les technologies nécessaires qui allaient faire de SPIDER-MAN™ 3 le film le plus époustouflant visuellement de la série. Le producteur Grant Curtis se souvient : « Quand nous avons commencé la phase de préproduction, il n'existait pas encore de programmes suffisamment puissants pour créer l'Homme-Sable tel que le voulait Sam Raimi. Scott Stokdyk et son équipe ont donc dû développer une nouvelle technologie pour manipuler tous les grains de sable du personnage. La technologie existante permettait de manipuler des milliers de particules en même temps, mais pour animer l'Homme-Sable, nous avions besoin de générer des milliards de particules. Au final, une équipe de programmeurs dirigée par Douglas Bloom, Jonathan Cohen et Chris Allen a créé le logiciel qui a donné aux animateurs les outils pour faire leur travail. » Le producteur Avi Arad précise : « Avant que les animateurs puissent faire quoi que ce soit, il a fallu qu'ils étudient la façon dont se comporte le sable. Ce n'est qu'après qu'ils ont pu travailler sur les équations mathématiques utilisées pour manipuler le sable à l'écran. »
Scott Stokdyk raconte : « Dès le départ, nous avons su que l'animation de l'Homme-Sable allait demander beaucoup d'efforts de la part de toute l'équipe. Sam Raimi voulait que le sable ait l'air d'être contrôlé naturellement et non pas comme par magie. Il devait s'écouler de façon très réaliste, mais aussi s'envoler et prendre la forme d'un être humain. « Nous avons commencé par observer comment le sable se déplace au naturel. Avec Sam Raimi et Bill Pope, le directeur de la photographie, nous avons filmé sur des fonds noirs et bleus tous les mouvements de sable nécessaires pour le film – écoulement, projection, éparpillement… – afin de pouvoir les décomposer et mieux les comprendre. John Frazier, le superviseur des effets spéciaux, a projeté du sable sur un cascadeur. Tout ce que nous pouvions penser que le sable ferait dans le film, nous l'avons filmé. La difficulté venait du fait que le sable se comporte tantôt comme un solide – on voit souvent des grains individuels voler – et tantôt comme un liquide. Chaque particule comptait – sur le plan technique, mais aussi sur le plan artistique, lorsqu'il s'agissait de combiner l'animation effets du sable volant dans l'air avec l'animation du personnage. » Pendant que Scott Stokdyk et les animateurs effets travaillaient sur la « mécanique du sable », le superviseur de l'animation Spencer Cook commençait à concevoir le personnage de l'Homme-Sable. Il raconte : « C'est un personnage très intéressant parce qu'il demande une intégration totale entre l'animation de personnage et celle des effets. Le sable, les mouvements du sable sur le corps du personnage et la façon de bouger de l'Homme-Sable sont intimement liés. Il a fallu animer le personnage de façon réaliste en se basant sur l'interprétation de Thomas haden church, tout en tenant compte des paquets de sable qui dégringolent de lui. » Scott Stokdyk ajoute : « Si le public parvient à ressentir quelque chose pour cet énorme tas de sable, alors nous aurons atteint notre objectif ! »
L'animation de Spider-Man a aussi été une étape clé pour Spencer Cook. Il se souvient : « L'animation de Spider-Man avec son costume noir devait intégrer quelques changements pour refléter son côté plus agressif. Il bouge un peu plus vite, a les épaules plus voûtées, lève ses coudes plus haut quand il est collé à un mur. Nous lui avons donné des poses que Spider-Man ne prendrait pas en temps normal. Lorsque Spider-Man porte son costume rouge et bleu, ses mouvements sont pleins de grâce et d'élégance. Lorsqu'il a son costume noir, il devient plus brusque, brutal et méprisant. »
Scott Stokdyk raconte : « La création de Venom passe par au moins trois stades différents. La première transformation se fait quand Eddie Brock est progressivement recouvert par la substance noire, jusqu'à ce que son visage disparaisse. Lorsqu'il est entièrement recouvert, la colère l'envahit et il devient un monstre, une bête. Les premières phases sont jouées par Topher Grace. Mais à la fin du film, il devient un personnage entièrement créé en images de synthèse : c'est la véritable apparition de Venom tel qu'on le connaît dans les comics Marvel, avec son énorme bouche hérissée de dents acérées. La difficulté était de faire un personnage monstrueux, très vif et détaillé, mais qui n'ait pas un aspect délicat. Malgré tous les détails, il devait rester menaçant. »
En plus de s'être occupé de l'Homme-Sable, de Spider-Man en costume noir et de Venom, Scott Stokdyk était très soucieux d'intégrer un maximum d'actions réelles dans les effets visuels. Il explique : « Un humain ne peut pas tout faire, c'est pour cela que certaines scènes sont réalisées avec des images de synthèse. Avec Sam Raimi, nous voulions que les acteurs ou les cascadeurs fassent le plus de choses possible pour avoir à en synthétiser un minimum. Le but était de trouver un équilibre afin que l'image soit à la fois la plus vraie et la plus fascinante, la plus cinématographique possible. » Un des exemples les plus frappants de cette volonté du réalisateur et de son responsable des effets visuels, est la scène où Peter Parker est attaqué par le nouveau Bouffon Vert, son ami Harry Osborn. Cette scène a été la première du film à être tournée. Elle commence là où s'est terminé l'épisode 2. Elle a été tournée sur le plateau 30 des Sony Pictures Studios de Culver City, en Californie – le dernier plateau utilisé pour le tournage de SPIDER-MAN™ 2, pour le décor élaboré du quai, avec Doc Ock. Le dernier plateau du deuxième film est devenu le premier du troisième… Une ruelle a été construite par l'équipe des décorateurs et équipée par l'équipe de cascadeurs pour une bataille dans les airs. Le producteur Avi Arad raconte : « C'est Sam Raimi qui a eu l'idée de faire combattre Peter sous son apparence ordinaire et non pas comme le ferait Spider-Man. C'est un moment terrible car on peut voir sur son visage à quel point ce combat le touche au plus profond de lui-même. »
Tobey Maguire et James Franco ont réalisé eux-mêmes la plupart des cascades suspendus à des filins au-dessus de la scène. Le coordinateur des cascades Scott Rogers raconte : « Tobey Maguire est très adroit pour les cascades, il comprend très vite comment faire. James Franco est aussi très doué, il a un style bien à lui. Ils sont tous les deux habitués aux exigences physiques que demande ce type de scène et sont vraiment excellents dans ce genre d'exercice. » Scott Stokdyk conclut : « Je n'aurais jamais pu réaliser un tel travail sans l'aide de mon équipe de Sony Pictures Imageworks. Afin de réaliser les plus de 900 plans à effets du film, l'équipe a compté entre 200 et 250 personnes. Vous vivez et vous avancez grâce à votre équipe. Ils ont toujours été très réactifs. C'est un aspect important du travail avec Sam Raimi, il faut être toujours disponible et prêt à relever tous les défis qu'il vous propose. »