Producteur, scénariste, chef opérateur : Claus Drexel aurait pu se contenter de ses déjà nombreuses casquettes… Il en rajoute toutefois une nouvelle : celle de réalisateur. Après s’être fait la main sur trois courts-métrages (entre 1996 et 2000), il revient derrière la caméra pour son premier long, « Affaire de famille » dont il signe aussi le scénario. Emmanuel a assisté à la projection presse et nous livre son sentiment sur le film qui sort le 4 Juin.
Produit presque 100% francophone (helvético-franco-belge et un tout petit peu anglais aussi), ce très court (1h15) film d’animation est une surprenante et ambitieuse initiative. D’habitude, ce sont nos cousins britanniques qui s’attaquent – avec succès – à ce genre de projet. De Wallace et Gromit à Chicken Run, on connaît le savoir faire des studios Aardman dans ce genre très particulier et périlleux de l’animation image par image de pâte à modeler.
Productrice respectée (« La guerre du feu », « Farinelli » entre beaucoup d’autres), Véra Belmont est aussi réalisatrice. Plus de 10 après son dernier film, « Marquise », elle revient derrière la caméra avec « Survivre les loups ». Elle souhaitait depuis longtemps aborder un sujet qui la touche directement au cœur et au corps : la Shoah. Le problème est qu’elle souhaitait le traiter sous un angle nouveau tout en adressant un message fort aux plus jeunes générations. Elle a trouvé tous les ingrédient qu’elle recherchait dans le récit autobiographique de Mischa Defonseca...
Attendu au tournant après l’éprouvant mais brillant Mysterious Skin, Gregg Araki signe avec Smiley Face son film le plus léger mais aussi le plus inconsistant. On est presque surpris de le retrouver aux commandes de ce « stoner movie » dont l’objectif unique et assumé est de faire rire.
Marc Caro : Mon but est de continuer à développer, comme dans DÉLICATESSEN et dans LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS, la création d’un univers complet et cohérent. Un film, c’est un tout. Et tous les aspects de ce film ont été réalisés dans un esprit artisanal : celui de la précision et de l’amour du travail bien fait. Dante 01, prison spatiale, dérive dans l’atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l’intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d’obscures expériences. Une résistance s’organise autour de César, psychopathe manipulateur.
En lançant son Renard et l’enfant, Luc Jacquet recherche le sacro-saint rendez-vous familial et commercial des fêtes de Noël dans les salles. A la croisée entre le documentaire scientifique et le conte à la Walt Disney, le réalisateur n’a pas manqué de moyens pour créer un beau spectacle consensuel en panavision que les enfants regarderont avec intérêt.
LA NUIT NOUS APPARTIENT tire son titre de la devise de l'Unité Criminelle de la police de New York chargée des crimes sur la voie publique. Pour son troisème film, James Gray signe un drame criminel sans compromis sur une famille piégée dans la guerre de la drogue qui fit des ravages à New York à la fin des années 80. Avec ses deux films pécédents, LTLLE ODESSA et THE YARDS, James Gray avait déjà écrit et réalisé des drames émouvants dans lesquels il explorait des histoires familliales complexes. Joaquim Phoenix et Mark Wahlberg étaient heureux de retravailler avec James Gray aprés avoir collaboré avec lui en 2000 sur THE YARDS.
Robert Redford nous propose son 7eme film en tant que réalisateur. Il a décidé de plonger en pleine actualité pour nous livrer une critique de l’engagement américain dans la guerre contre l’axe du mal, la fameuse « War on terror ». Au-delà de ce thème qui envahit actuellement nos écrans (« Dans la Vallée d’Elah », « Le Royaume » déjà en salles, « Grace is Gone » et « Redacted » prochainement), l’acteur-réalisateur a voulu prolonger la réflexion sur la courageuse nécessité de faire des choix, bons ou mauvais.
A bientôt 72 ans et pour son 37eme long métrage, Woody Allen clôt sa trilogie londonienne avec « Le rêve de Cassandre ». Ce film prouve, si besoin était, que l’homme compte comme un réalisateur incontournable dans la grande histoire du 7eme art et surtout qu’il a su se remettre en question et trouver un nouveau souffle en quittant son univers presque douillet de juif new yorkais névrosé pour un séjour prolongé sur le vieux continent. Après un « Match Point » noir et nerveux, un « Scoop » léger et anecdotique, le nouvel opus allennien est une véritable tragédie grecque qui emprunte aux grands classiques du genre.
Ne cherchez pas. A cette « Question humaine » filmée par Nicolas Klotz, il n’y aura pas de réponse. Nous sommes ici devant un film expérimental, intéressé en priorité par la forme. A partir du roman de François Emmanuel, le réalisateur a fait de son film une matière à ré-fléchir, une sorte de laboratoire de pensée. Que se cache t-il derrière l’image ? Comment être sûr que ce que je vois est la réalité ?